La guerre des DouDous aura t’elle lieu?

Fashion Industry, ton univers impitoyable! (avec une musique de la serie Dallas en fond sonore) dit-on souvent. Le monde de la mode en effet est un grand aquarium où les petits poissons sont mangés par les gros requins aux dents d’acier. On connait la chanson: les designers se copient entre eux, les Occidentaux exploitent sans vergogne les créations de certains designers Africains etc. Situation choquante mais comme d’habitude, on ne fait rien pour revendiquer nos droits. D’ailleurs que peut-on y faire? Que peut le berger Masai contre Louis Vuitton quand ce dernier s’approprie sa Shuka (écharpe Masai) ? Pire, certains designers Africains sont les premiers à copier le travail de leurs collègues sans être inquiétés. C’est la même règle partout. On crie au scandale, le choc passe, on retourne travailler. Mon envie d’écrire m’est revenue parce que je me pose pas mal de questions sur l’effectivité du droit de la propriété intellectuelle en Afrique. Les artistes connaissent- ils assez leurs droits pour protéger leurs créations et prendre des mesures contre le plagiat? Le cas pratique qui a retenu mon attention et qui se règle à coups de commentaires désobligeants sur les réseaux sociaux, c’est le conflit entre les designers de mode Myriam Maxo et Nana Wax. La première est la créatrice d’un doudou baptisé DD tout en pagne imprimé wax qui a vu son chiffre d’affaire monter en flèche depuis que Blue Ivy, la fille de notre très chère artiste Américaine Beyoncé l’a adopté. La deuxième, Nana Wax, lors de son défilé à l’occasion de “l’Abidjan Fashion night” a présenté un doudou identique au fameux DD de Myriam Maxo. Ce doudou a été plébiscité par le public. Sauf que, aucune reconnaissance n’a été faite à sa véritable créatrice qui est Myriam Maxo, ce qui bien évidemment, lui cause un préjudice. J’avoue que j’ai moi même été outrée de voir cette appropriation du travail des autres par Nana Wax, je peux donc aisément imaginer l’état d’esprit dans lequel pourrait être la créatrice du doudou. Cette dernière d’ailleurs crie au plagiat, pendant que Nana Wax rétorque pour sa défense que l’idée de faire un doudou en pagne wax n’est pas assez originale pour être protégée. Myriam Maxo a rassuré ses fans et dit avoir “mis des avocats sur l’affaire”. Nous attendons avec beaucoup d’impatience la suite de l’histoire. Il demeure toutefois, impératif que les textes de lois de la propriété intellectuelle soient accessibles à tous afin qu’on ne se méprenne pas. La limite entre l’inspiration artistique et le plagiat n’étant pas suffisamment définie, il est important que nos designers Africains comprennent l’utilité de l’identité de leur marque. Ils gagneraient ainsi à avoir une création singulière qui serait facilement protégeable contre le plagiat. Ce genre de déconvenue comme celle dont Myriam Maxo fait les frais aujourd’hui se produirait moins. D’ailleurs, j’ai poussé ma curiosité et je suis allée voir chez les grandes maisons de mode dans ce qu’ils faisaient de doudou. Un “repérage’ chez Burberry et je suis tombée sur un de leurs doudou et j’ai tout compris. Le doudou Burberry avait sa particularité. Ce n’était pas juste un fait de bout de tissu à carreau. Il était bien sûr en tartan rappelant un des codes de la maison, le design de la peluche était d’une finesse que je suis certaine que ce design a été déposé. Et pour finir, Ils n’ont pas oublie d’y apposer leur signature Burberry pour ôter tout équivoque. Pareil pour la maison Gucci. On remarque sur la peluche Gucci les couleurs de la marque ainsi que sur ce qui fait office de ceinture, les boucles mors de cheval qui sont un des codes du designer. Je ne vais même pas m’attarder sur le doudou Louis vuitton qui est sans équivoque. Les photos d’illustration qui suivent parlent d’elles mêmes.

A mon humble avis, la majorité des designers Africains doivent travailler l’identité de leur marque, déterminer les codes de celle-ci afin de trancher avec leur singularité qui les différenciera. Pour ma part, j’apporte tout mon soutien à Myriam Maxo et espère en toute franchise que DD sera protégé de toute contrefaçon. La création artistique est un travail de longue haleine assaisonné de frustration. C’est absolument révoltant de passer des nuits blanches à penser un produit puis se le faire dérober par des opportunistes de première. Un p’tit conseil pour la route, évitons les contrefaçons, faisons vivre nos créateurs Africains, achetons l’original DD!

Retrouvez DD sur le lien de la boutique

http://myriammaxo.com/

8 thoughts on “La guerre des DouDous aura t’elle lieu?

  1. Youre so cool! I dont suppose Ive read anything this way just before. So nice to uncover somebody with original ideas on this subject. realy thanks for starting this up. this website is a thing that is needed on-line, somebody after a little originality. valuable job for bringing a new challenge towards net!

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    1. Interesting comment Danny. Please, could you tell me how? I’m not the fashion designer who gets copied.I’m just telling a story about a design infringement.

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