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Beaucoup l’attendait au tournant, moi y compris, pour la sortie de son premier numéro du magazine de mode Vogue UK en tant que éditeur en chef. Edward Enninful , c’est de lui qu’il s’agit, nous a fait un coup de trafalgar. Nommé depuis Avril dernier à la tête du prestigieux magazine Vogue en remplacement de Alexandra Shulman, il est entré en fonction au mois d’Août. Cette surprenante nomination a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre. De par cette promotion, il devient le premier homme éditeur en chef et Afro-descendant de l’illustre magazine, ce qui a pour conséquence de faire taire par la même occasion les critiques générales qui accusent le célèbre magazine de ne pas mettre en avant cette diversité culturelle Britannique. Le magazine par exemple n’a pas utilisé de mannequin noir comme cover girl entre 2002 et 20015. D’ailleurs, un coup de colère du super-model Naomi Campbell avait fait le tour des réseaux sociaux suite à son post sur Instagram  où elle commentait une photo des membres du staff du magazine et dénonçait cette absence de diversité. Le nouveau rédacteur en chef, lui même né au Ghana et installé au Royaume uni avec ses parents depuis son jeune âge, connait cette frustration et se veut donc fédérateur. Il nous surprend même par un choix éditorial du magazine Vogue qui se veut, par delà les paillettes et du glamour, plus engagé. Au niveau politique avec une interview du maire de Londres Sadiq Khan et socialement en donnant la parole à des icônes de l’engagement civil tels que Salman Rushdie sans oublier les personnes incontournables de la scène fashion Britannique. La vision de Edward Enninful  est de montrer une diversité proactive et engagée dans de différents combats sociaux, dont le royaume peut se targuer. D’ailleurs, le “Great Britain” marqué en titre sur la couverture annonce les couleurs. Pour réussir son coup de maître, il a pris comme muse/cover girl le mannequin Ghanéen-Britanique Adwoa Aboah sous l’objectif du fameux photographe Steven Meisel, lui meme réputé pour ses photographies politiquement et socialement engagées. Il entend aussi redonner au célèbre magazine ses notes de noblesse qu’il a perdu depuis plusieurs années. Je peux le témoigner, je refusais d’acheter le Vogue Britannique. Les covers comme le contenu éditorial retenaient rarement mon attention. En somme je le trouvait en toute franchise nul. Mais avec la première parution du journal sous Edward Enninful , j’avoue avoir été bluffée. Généralement, je me décide à acheter un journal en fonction de son contenu mais cette fois j’ai fais une entorse à la règle: Je suis littéralement tombée amoureuse de la couverture. Ces couleurs, ce glamour très années folles (années 30), cette magie que j’attends du plus grand journal de mode. Tout y est ! Vogue! Ce mot qui fait rêver s’exprime en une seule photo de couverture. Alors, il va sans dire que les critiques vont bon train. Les détracteurs trouvent que Edward Enninful n’a rien inventé et que ce serait une reprise de déjà vu de vieux numéros de vogue des années 70. On voit dès lors des publications d’anciens numéros dudit magazine circuler sur les réseaux sociaux pour démonter le succès salué par tous du travail du nouvel éditeur en chef. Pour ma part, je pense que ce dernier a réussi un pari qui est de pousser Madame tout le monde comme moi, addict de la mode, à acheter un magazine qu’elle boudait depuis presqu’une décennie rien qu’en tombant amoureuse de la couverture. Que dire de plus? Well done Mister  Vogue UK  editor-in-chief!

@Edward-Enninful
Edward-Enninful

 

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